Lasolution Ă  ce puzzle est constituéÚ de 8 lettres et commence par la lettre H. Les solutions pour EN RAPPORT AVEC LE PÈRE DU ROMANTISME de mots flĂ©chĂ©s et mots croisĂ©s. DĂ©couvrez les bonnes rĂ©ponses, synonymes et autres types d'aide pour rĂ©soudre chaque puzzle. II– La haine inconsciente et le lien social. III – De quoi la thĂ©orie du dĂ©clin du pĂšre est-elle le nom ? PremiĂšre partie. IV – Lacan et LĂ©vi-Strauss ou le retour Ă  Freud et la rupture avec Durkheim. V – Effets du transfert de Lacan Ă  LĂ©vi-Strauss sur la clinique psychanalytique : visite des grands cas de Freud SigmundFreud le pĂšre de la psychanalyse. Sigmund Freud le pĂšre de la psychanalyse, d’aprĂšs l’exposition du musĂ©e d’art et d’histoire du judaĂŻsme. Sa formation Ă  Vienne, sa venue Ă  Paris, et sa carriĂšre en Autriche sont au cƓur de notre rĂ©flexion. C’est avec lui que la neurologie fera des progrĂšs extraordinaires. F Dolto - Il suffit que la fille refuse de coucher avec lui, en disant que cela ne se fait pas, pour qu’il la laisse tranquille. Choisir - Il peut insister ? F. Dolto - Pas du tout, parce qu’il sait que l’enfant sait que c’est dĂ©fendu. Et puis le pĂšre incestueux a tout de mĂȘme peur que sa fille en parle. En gĂ©nĂ©ral la Enrapport avec le pĂšre de la psychanalyse — Solutions pour Mots flĂ©chĂ©s et mots croisĂ©s. Recherche - Solution. Recherche - DĂ©finition. Rechercher Il y a 1 les rĂ©sultats correspondant Ă  votre recherche . Cliquez sur un mot pour dĂ©couvrir sa dĂ©finition. Les”perversions” de la psychanalyse Thamy Ayouch To cite this version: Thamy Ayouch. Les ”perversions” de la psychanalyse. SexualitĂ©s humaines. Revue de santĂ© sexuelle & de sexologie des professionnels de santĂ©, 2018. ïżœhal-02546250ïżœ Poser cette question revient Ă  diffracter la pluralitĂ© irrĂ©ductible de ce que l’on nomme « perversions » en pluralitĂ© de la psychanalyse Avec« Sexe et genre, contre la normativitĂ© en psychanalyse » C-M François-Poncet.propose une discussion qui fait suite au texte de Paul Denis publiĂ© le 18 janvier 2022, Elle revient sur certaines propositions concernant la reprĂ©sentation de la diffĂ©rence des sexes dans la culture. En2004, l’INSERM a produit un Ă©pais rapport dĂ©montrant l’inefficacitĂ© thĂ©rapeutique de la psychanalyse pour la majoritĂ© de troubles mentaux (PsychothĂ©rapie. Trois 1solution pour : EN RAPPORT AVEC LE PERE DE LA PSYCHANALYSE - mots flĂ©chĂ©s et mots croisĂ©s Sujets similaires PĂšre de la psychanalyse (100%) DĂ©sir de psychanalyste (60.09%) PĂšre (42.08%) Pour un pĂšre (42.08%) Du pĂšre (42.08%) Rapport (39.46%) Qui rapporte (39.46%) Rapporte (39.46%) RapportĂ©e (39.46%) PurĂ©e de purĂ©e (34.59%) Messageplus dĂ©taillĂ© par rapport Ă  la problĂ©matique du pĂšre absent. RĂ©alisĂ©e par Paola5566 · 18 aoĂ»t 2022 Aide psychologique. Partagez-la. De parents divorcĂ©s, mon pĂšre a coupĂ© les ponts avec moi (nos communications Ă©taient exclusivement tĂ©lĂ©phoniques car nous n'habitons pas le mĂȘme pays et nous ne nous voyons jamais-je l'ai vu VPCl. Le symptĂŽme Fluorite sur socle Etymologie, origine, signification, en psychanalyse et en psychopathologie. Le mot ύΌπΌα, en grec, signifie accident », coĂŻncidence » ; il est constituĂ© du prĂ©fixe ύΜ, Sym de sun avec, ensemble » et de Ï€ÎŻÏ€, piptein tomber, survenir, arriver ». Le symptĂŽme est donc, Ă  l’origine, ce qui survient ensemble », ce qui concourt » ou co-incide tomber sur », au sens littĂ©ral du terme. D’oĂč fait qui permet de prĂ©voir, ou qui manifeste un Ă©tat, une Ă©volution, une Ă©motion ». Un symptĂŽme, rencontre », c’est en cela un signe fonctionnel, est un signe clinique qui reprĂ©sente une manifestation d’une maladie, tel qu’exprimĂ© et ressenti par un patient. En gĂ©nĂ©ral, pour une pathologie donnĂ©e, les symptĂŽmes sont multiples, il peut y avoir le symptĂŽme d’un symptĂŽme, et parfois il peut ne pas y avoir de symptĂŽme la maladie est dite dans ce cas asymptomatique. Inversement, un mĂȘme symptĂŽme peut trĂšs souvent ĂȘtre attribuĂ© Ă  diffĂ©rentes maladies on ne peut donc en gĂ©nĂ©ral pas conclure automatiquement qu’un symptĂŽme par exemple, le mal de gorge est dĂ» Ă  une maladie donnĂ©e par exemple, la grippe ; ce serait commettre le sophisme de l’affirmation du consĂ©quent. Le symptĂŽme n’est que l’expression d’un mal ancien qui n’a pu s’exprimer en mots ou en gestes, c’est-Ă -dire en signifiĂ©s exacts. C’est pourquoi la psychologie positive, les TCC, la mĂ©thode CouĂ©, ne sont pas tenables Ă  long terme, en ce qu’elles ne s’occupent que de la forme du symptĂŽme, de son exprimĂ©. Le symptĂŽme correspond, avec la maladie, l’accident, l’angoisse, Ă  l’un des moyens pour l’inconscient d’atteindre son objectif premier signaler Ă  un patient qu’il est temps de faire la personne ĂȘtre elle-mĂȘme coĂŻncider afin de procĂ©der Ă  une intĂ©gration de la personne et de son ressenti. Lorsque l’on veut transmettre Ă  l’autre la forme de son symptĂŽme et, inconsciemment, sa cause, son signifiant, il s’agit de transmettre des Ă©lĂ©ments d’un mĂ©ta-discours dĂ©jĂ  psychopathologique pour une meilleure comprĂ©hension de l’humain, par soi, par l’autre, dans ce qu’il a de plus mystĂ©rieux et grĂące Ă  la mobilisation d’une expĂ©rience Ă©minemment individuelle et singuliĂšre. Ainsi, lorsque l’on souhaite comprendre et interprĂ©ter un symptĂŽme – c’est d’ailleurs pour quoi le travail sur soi est indispensable pour l’accompagnement d’autrui – il s’agit de reprendre ou de poursuivre l’analyse de son propre fonctionnement en se rĂ©fĂ©rant d’abord Ă  soi-mĂȘme, puis Ă  l’autre, en particulier dans la relation. C’est le travail sur soi qui permet de fonctionner de maniĂšre satisfaisante avec l’autre, et, a fortiori, de le comprendre. C’est ce travail, sur les rapprochements possibles entre les Ă©lĂ©ments de psychopathologie repĂ©rables et les situations rencontrĂ©es, qui implique que l’on doive partir des formes marquĂ©es, pures » formes pathologiques, pour en comprendre les formes attĂ©nuĂ©es, ordinaires, normales ». En chacun de nous existent ces tendances, il faut en Ă©tudier les formes caractĂ©risĂ©es pour comprendre la place des potentialitĂ©s psychopathologiques et les formes qu’elles prennent dans la rĂ©alitĂ© de l’expĂ©rience et du partage. Il s’agit tout naturellement d’approfondir sa propre sensibilitĂ©, sa proximitĂ© avec son propre inconscient pour apprendre Ă  rĂ©flĂ©chir en fonction de ce que les notions rencontrĂ©es inspirent. Nous devons aussi mobiliser ce que l’on a en soi d’intuition, de culture, particuliĂšrement de culture littĂ©raire et artistique. Nous pouvons nous rĂ©fĂ©rer ici au roman, Ă  la poĂ©sie, et, quelquefois, Ă  l’essai, dĂšs lors qu’il emploie les mots justes, ainsi qu’à la peinture et Ă  la sculpture. Nous sommes amenĂ©s Ă  faire des liens entre notre rĂŽle et la psychopathologie, dĂ©ontologiques et Ă©thiques en particulier. Il est nĂ©cessaire de considĂ©rer la psychopathologie et la psychanalyse sous ses formes abouties nĂ©vroses, psychoses, pathologies narcissiques pour en observer les formes attĂ©nuĂ©es comportements, troubles, types, crises afin de les reconnaĂźtre re-co-naĂźtre en soi et en l’autre. Notons, pour les orientations professionnelles des uns et des autres, que les stratĂ©gies psychothĂ©rapeutiques sont fondamentalement diffĂ©rentes des stratĂ©gies d’accompagnement, et que si l’on peut se rĂ©fĂ©rer sans crainte Ă  la thĂ©orie et Ă  des lieux communs, Ă  l’observation de bon sens, en favorisant son implication personnelle, sa pensĂ©e libre, ses liaisons, sa flexibilitĂ©, son autonomie, son adaptation, il faut toujours avoir la distanciation nĂ©cessaire Ă  son propre mĂ©tier afin de ne pas abĂźmer ou ralentir les personnes que l’on accompagne ou dont on prend soin. Pour Freud Ainsi, la peur du cheval chez le petit Hans fait substitution d’un pĂ©ril extĂ©rieur Ă  un danger intĂ©rieur. Un chĂątiment externe ĂȘtre castrĂ© se trouve remplacĂ© par un autre ĂȘtre mordu interne. Il est nĂ©cessaire de rĂ©aliser la diffĂ©renciation entre inhibition et symptĂŽme indice d’un processus morbide. Le symptĂŽme est indice et substitut d’une satisfaction pulsionnelle qui n’a pas eu lieu, un succĂšs du processus de refoulement. Par le processus de refoulement, le plaisir de satisfaction est transformĂ© en dĂ©plaisir et le dĂ©plaisir est le rĂ©sultat d’une satisfaction pulsionnelle. Le Moi tente de supprimer le caractĂšre Ă©tranger et isolĂ© du symptĂŽme en utilisant toutes les possibilitĂ©s de le lier Ă  lui-mĂȘme et par de tels liens de l’incorporer Ă  son organisation. De tels efforts influencent l’acte de formation du symptĂŽme. Nous pouvons prendre l’exemple du symptĂŽme hystĂ©rique thĂ©atro-corporel transparent en tant que compromis entre le besoin de satisfaction et celui de punition, devant tĂ©moin. En tant qu’accomplissements d’une exigence du surmoi, un tel symptĂŽme a part au moi, et indique une position du refoulĂ© en mĂȘme temps qu’un lieu d’irruption de ce refoulĂ© dans l’organisation du moi. Freud nomme ces symptĂŽmes des postes frontiĂšres Ă  occupation mixte ». L’existence du symptĂŽme peut empĂȘcher l’apaisement d’une exigence du Surmoi ou le rejet d’une revendication du monde extĂ©rieur. Les symptĂŽmes de l’hystĂ©rie de conversion, paralysie, contracture ou dĂ©charge motrice, douleur, hallucination, sont des processus d’investissement. Ils remplacent un cours d’excitation perturbĂ©. La douleur fut prĂ©sente dans la situation oĂč survint le refoulement ; l’hallucination fut jadis perception, la paralysie fut dĂ©fense contre une action qui fut inhibĂ©e, la contracture est dĂ©placement pour une innervation musculaire dont on avait eu jadis l’intention Ă  un autre endroit, l’accĂšs convulsif est l’expression d’une Ă©ruption d’affect qui s’est soustraite au contrĂŽle normal du moi, etc. Les questions Ă  se poser sont alors de savoir ce que le symptĂŽme, sa forme et son expression, le lieu qu’il concerne, reprĂ©sentent, Ă©ventuellement de façon associative. Les symptĂŽmes de la nĂ©vrose de contrainte sont ou bien des interdictions, des mesures de prĂ©caution, des pĂ©nitences, ou bien des satisfactions substitutives, sous un dĂ©guisement symbolique. Ils reprĂ©sentent une dĂ©fense contre les revendications libidinales du complexe d’ƒdipe. Quand le moi commence ses efforts de dĂ©fense, il obtient comme succĂšs que l’organisation gĂ©nitale soit ramenĂ©e au stade antĂ©rieur sadique-anal. La formation de symptĂŽmes dans la nĂ©vrose de contrainte tend Ă  accorder toujours plus d’espace Ă  la satisfaction substitutive. Les symptĂŽmes comme restrictions du Moi deviennent des satisfactions, souvent en un piĂštre compromis. Un Moi restreint Ă  l’extrĂȘme » est rĂ©duit Ă  chercher ses satisfactions dans les symptĂŽmes. Le dĂ©placement du rapport de force en faveur de la satisfaction peut conduire Ă  la paralysie de la volontĂ© du Moi. Le conflit entre Ça et Surmoi englobe toutes les tentatives du moi pour se sortir de ce conflit. Les symptĂŽmes lient l’énergie psychique, en lui Ă©vitant l’angoisse. L’inhibition que le moi s’impose pour Ă©viter l’angoisse peut ĂȘtre appelĂ©e symptĂŽme. Fonction du symptĂŽme Dans Introduction Ă  la psychanalyse, Freud compare le symptĂŽme et la structure du rĂȘve. Selon lui, le symptĂŽme est un dĂ©sir rĂ©alisĂ© symptĂŽme qui reproduit d’une maniĂšre ou d’une autre cette satisfaction de la premiĂšre enfance, satisfaction dĂ©formĂ©e par la censure qui naĂźt du conflit. » Lacan reprend la thĂšse freudienne et dit que, comme le langage, il est analysable. Le symptĂŽme est structurĂ© par le processus mĂ©taphorique du langage, il est une formation de l’inconscient comme le rĂȘve, le mot d’esprit, le lapsus
 » Dans lituraterre » il revient sur le symptĂŽme mĂ©taphore et y adjoint la notion de symptĂŽme jouissance. Plus tard encore, il dĂ©finit le symptĂŽme comme lettre Ă  la jonction du symbolique et de la jouissance. La lettre, comme le symptĂŽme, est le rĂ©sultat d’un signifiant refoulĂ© qui fait retour partiellement et revient avec sa charge de jouissance. Si, dans un premier temps, le symptĂŽme apparaĂźt comme Ă©tant un matĂ©riel qui attend d’ĂȘtre dĂ©chiffrĂ©, il sera rapidement repĂ©rĂ© par Freud comme Ă©tant la manifestation d’une satisfaction substitutive rĂ©pondant Ă  un dĂ©faut de jouissance ». Le symptĂŽme est une souffrance qui, d’une certaine maniĂšre, satisfait. Il y a dans le symptĂŽme quelque chose de nouĂ©, qui rend difficile le traitement du symptĂŽme, car le sujet, quoi qu’il en dise, y tient en tant que modalitĂ© existentielle d’un conflit. C’est ce paradoxe, cette aporie que reprĂ©sente le symptĂŽme. PlutĂŽt que de gloser sur le paradoxe, je voudrais reprendre cette idĂ©e de Freud selon laquelle le symptĂŽme est tout d’abord une formation de compromis, puisque dans cette formation particuliĂšre qu’est le symptĂŽme, se satisfont Ă  la fois, en un mĂȘme compromis, le dĂ©sir inconscient et les dĂ©fenses contre ce dĂ©sir. Selon l’étude du mĂ©canisme de la nĂ©vrose obsessionnelle, Freud constate que les symptĂŽmes portent en eux-mĂȘmes la trace du conflit dĂ©fensif dont ils sont le fruit. Dans les reprĂ©sentations obsĂ©dantes, le souvenir refoulĂ© est dĂ©formĂ© et prend la forme de formations de compromis entre les reprĂ©sentations refoulĂ©es et refoulantes ». DĂšs lors, le compromis sera au cƓur de toute production de l’inconscient, de tout rĂȘve, de tout symptĂŽme. Ainsi, un symptĂŽme nĂ©vrotique est le rĂ©sultat d’un conflit ». Deux forces sĂ©parĂ©es le dĂ©sir, son refoulement se rĂ©concilient dans le symptĂŽme. C’est d’ailleurs ce qui explique la capacitĂ© de rĂ©sistance du symptĂŽme il est maintenu de deux cĂŽtĂ©s ». Y a-t-il une diffĂ©rence entre la formation de compromis et la formation du symptĂŽme ? Freud assimile d’abord la formation de symptĂŽme au retour du refoulĂ©. Cependant, il en fait deux processus distincts, les facteurs qui donnent au symptĂŽme sa forme Ă©tant indĂ©pendants des facteurs qui donnent son caractĂšre Ă  la dĂ©fense. En rĂ©alitĂ©, le symptĂŽme et la dĂ©fense ne correspondent pas Ă  la mĂȘme opĂ©ration. La formation de symptĂŽme correspond, prend non seulement la forme de formations de compromis, mais Ă©galement celle de formations rĂ©actionnelles ainsi que de formations substitutives. Formation rĂ©actionnelle Une formation rĂ©actionnelle correspond Ă  une attitude psychologique telle que celle-ci est l’opposĂ© du dĂ©sir refoulĂ©. Par exemple la pudeur comme expression d’une pulsion exhibitionniste. C’est un contre-investissement d’un Ă©lĂ©ment conscient inverse Ă  l’investissement inconscient. Ces formations peuvent ĂȘtre localisĂ©es Ă  un comportement ou bien participer d’un caractĂšre gĂ©nĂ©ral de la personnalitĂ©. Cliniquement, une formation rĂ©actionnelle possĂšde la valeur d’un symptĂŽme dans la mesure oĂč elle n’est pas l’objet d’une intentionnalitĂ©. Formation de remplacement », la formation rĂ©actionnelle prend la place d’une reprĂ©sentation pĂ©nible et lui substitue un symptĂŽme primaire de dĂ©fense » ou contre-symptĂŽme » qui sont censĂ©s annuler l’expĂ©rience infantile libre, non censurĂ©e. La reprĂ©sentation et le conflit qu’elle implique sont remplacĂ©s par une vertu morale obsessive. Ainsi, dans la nĂ©vrose obsessionnelle, les formations rĂ©actionnelles sont directement en rapport d’opposition avec la rĂ©alisation du dĂ©sir. Les traits de caractĂšre constituĂ©s, les altĂ©rations du Moi constituent des processus de dĂ©fense consolidĂ©s, ou l’agressivitĂ© d’une rĂ©action s’exprimera par exemple que vis-Ă -vis d’une personne ou d’une situation. Le geste violent de l’hystĂ©rique pour un enfant tranchera ainsi avec la tendresse gĂ©nĂ©rale qu’elle tĂ©moigne habituellement aux enfants
 La propretĂ© exacerbĂ©e tranchera avec les fantasmes d’analité  Dans l’exercice mĂȘme d’une vertu affichĂ©e et de ses actes poussĂ©s dans leurs derniĂšres consĂ©quences, on pourra observer Ă  un moment donnĂ© une pulsion antagoniste, l’extrĂȘme attention Ă©ducative se transformant en pĂ©dophilie
 Le juge obsĂ©dĂ© par l’équitĂ© et la justice pourra devenir de la sorte le sadique se comportant de maniĂšre cruelle avec tel ou tel
 Une part importante du surmoi se constitue en fonction de cette formation rĂ©actionnelle. Formation substitutive Une formation substitutive dĂ©signe des symptĂŽmes ou des formations Ă©quivalentes lapsus, fantasmes, traits d’esprit, actes manquĂ©s
 qui remplacent des contenus inconscients. Cette formation a une double signification. Une signification Ă©conomique, la formation substitutive donne une satisfaction au dĂ©sir inconscient, une signification symbolique, la formation substitutive remplace un contenu inconscient par un autre auquel il est associĂ©. Formation de compromis, formation rĂ©actionnelle et formation substitutive entrent dans la composition du symptĂŽme. En effet, si le symptĂŽme est le produit d’un conflit dĂ©fensif, il est formation de compromis ; si le dĂ©sir cherche dans le symptĂŽme Ă  s’y satisfaire, il est formation de substitution ; si le symptĂŽme est d’abord fruit d’un processus dĂ©fensif, il est formation rĂ©actionnelle. A la suite de Freud, Lacan lie le symptĂŽme Ă  la fonction paternelle et de ses ratĂ©s. Le symptĂŽme est alors le signe de ce ratage », dont l’interprĂ©tation se fait dans le cadre du transfert. On retrouve d’ailleurs cette mise en regard du pĂšre et du symptĂŽme dans la littĂ©rature psychanalytique le pĂšre pervers des premiĂšres hystĂ©riques de Freud, le pĂšre de Hans et sa complaisance, le pĂšre d’Ernst Lanzer et son rapport alĂ©atoire Ă  la parole donnĂ©e, le pĂšre de Dora et son impuissance sexuelle, le pĂšre Ă©ducateur de Schreber, 
 Le symptĂŽme est alors, pour reprendre un mot de Marc Strauss, l’index du dysfonctionnement de la mĂ©taphore paternelle. Du point de vue du soignant, la premiĂšre fonction d’un symptĂŽme c’est de permettre d’établir un diagnostic. Les Ă©motions Les Ă©motions sont la traduction de la nĂ©cessitĂ© de mouvement, c’est-Ă -dire de changement pour une meilleure adaptation. Etym. Ex extĂ©rieur – movere se mouvoir, mettre en mouvement ». Du latin emotionem, de emotum, supin de emovere, Ă©mouvoir. Mouvoir -motion vers l’extĂ©rieur Ă©-. Historiquement, mouvement, trouble d’une population ; mouvement, trouble du corps », perceptible par soi ou par l’extĂ©rieur. Aujourd’hui, trouble de la sensation » Les Ă©motions primaires sont liĂ©es Ă  la survie du corps. Elles stimulent le systĂšme nerveux autonome viscĂ©ral, le systĂšme musculo-squelettique muscles faciaux, posture, le systĂšme endocrinien. Les Ă©motions secondaires sont liĂ©es Ă  l’organisation de la pensĂ©e. La vie – Le dĂ©sir – Le corps Un corps en souffrance, c’est comme une lettre en souffrance. Il n’est pas perdu, il est en attente, dĂ©laissĂ©. Il s’agit de le retrouver, et, pour cela, de le reconsidĂ©rer, avec ce qu’il a vĂ©cu, souffert. RĂ©veiller son droit Ă  l’existence, Ă  la projection vers le lendemain, Ă  s’imposer phallus. Le schĂ©ma corporel. Comme les premiĂšres expĂ©riences, les Ă©preuves de l’esprit se voient sur le corps. La religion et le corps sont intimement liĂ©s, le plus souvent selon le mode de la punition, jusqu’au crime. L’hypocondrie Transformation des reproches Ă  faire aux autres qui n’ont pu ĂȘtre exprimĂ©s, dĂ©coulant de chagrins non pris en compte ou de pulsions agressives, en reproches Ă  soi-mĂȘme puis en plaintes de douleurs, de maladie somatique, le plus souvent touchant au systĂšme digestif. Des choses n’ont pas Ă©tĂ© digĂ©rĂ©es ». Il existe Ă  la fois une plainte et un rejet de l’aide, cette aide qui aurait du ĂȘtre donnĂ©e jadis par des ĂȘtres affectivement liĂ©s Ă  soi. Le reproche est masquĂ© et reste agissant. Il nous faut Ă  prĂ©sent rendre possible son expression, dans ses dimensions historiques, inconscientes et instancielles. Nicolas Koreicho – Avril 2017 – Institut Français de Psychanalyse© 34RL1H3 Copyright Institut Français de Psychanalyse Le CongrĂšs des Psychanalystes de Langue Française de 2012 nous avait rappelĂ© que le complexe d’ƒdipe fut une des grandes dĂ©couvertes de la pensĂ©e freudienne, inscrite dans l’histoire humaine par l’universalitĂ© du mythe grec d’ƒdipe, au-delĂ  de l’histoire du sujet. L’un des traits de gĂ©nie de Freud fut d’articuler la structure triangulaire familiale dans laquelle le pĂšre est Ă  la fois un rival et un objet dĂ©sirĂ©, avec l’universalitĂ© de la loi du tabou de l’inceste en rĂ©fĂ©rence au meurtre du pĂšre de la horde primitive. La triangulation de l’ƒdipe n’était donc pas qu’une histoire familiale. Le congrĂšs de 2013 sur le paternel nous a amenĂ© Ă  d’autres interrogations. Avant l’accĂšs Ă  cette conflictualitĂ© Ɠdipienne, qu’en est-il des premiĂšres relations de l’enfant avec ses deux parents ? La mĂšre bien sĂ»r mais aussi le pĂšre. Dans cette perspective, le dĂ©but de la vie psychique peut-il se penser en termes de triangulations prĂ©coces s’organisant avec la mĂšre et le pĂšre ? Les premiers liens mĂšre-enfant ont Ă©tĂ© beaucoup Ă©tudiĂ©s. Qu’en est-il des relations avec le pĂšre Ă  la mĂȘme pĂ©riode de vie de l’enfant ? Si l’importance du pĂšre de la horde et son hĂ©ritage phylogĂ©nĂ©tique sont des acquis de la thĂ©orie psychanalytique, la question reste posĂ©e de ce mĂȘme point de vue sur l’implication du pĂšre rĂ©el de la vie quotidienne auprĂšs de l’enfant. Il est vrai qu’on fait peu rĂ©fĂ©rence Ă  des textes freudiens sur le thĂšme des deux parents et particuliĂšrement du pĂšre auprĂšs de l’enfant au dĂ©but de sa vie. Je vais en Ă©voquer trois. Le premier est la lettre Ă  Fliess du 6-4-1897 dans laquelle il Ă©voque le vĂ©cu des trĂšs jeunes enfants quant Ă  la scĂšne primitive Je veux parler des fantaisies hystĂ©riques, qui remontent rĂ©guliĂšrement, comme je le constate, aux choses que les enfants ont entendues trĂšs tĂŽt et comprises seulement aprĂšs-coup. L’ñge auquel ils ont reçu un tel message est tout Ă  fait Ă©tonnant, dĂšs 6 ou 7 mois ! » Cette citation est intĂ©ressante car on y retrouve Ă  la fois la prĂ©occupation pour ne pas dire l’acharnement qu’aura Freud Ă  retrouver la rĂ©alitĂ© de la scĂšne primitive dans l’histoire de l’Homme aux loups, mais aussi la certitude qu’aura MĂ©lanie Klein dans sa thĂ©orie, de la perception trĂšs tĂŽt par l’enfant de la sexualitĂ© de ses parents, Ă  l’époque indiquĂ©e par Freud. Le second extrait se trouve dans L’interprĂ©tation du rĂȘve 1900 oĂč il soulignait l’importance de la question paternelle. En parlant des patients susceptibles de mettre en doute certaines interprĂ©tations au cours de la cure analytique, Freud prĂ©cisait Je m’attends bien Ă  ce que ce genre d’accueil me soit rĂ©servĂ© lorsque je mets Ă  dĂ©couvert le rĂŽle insoupçonnĂ© que joue le pĂšre chez les malades du sexe fĂ©minin dans les motions sexuelles les plus prĂ©coces
Je pense pour confirmer cela Ă  tel ou tel exemple oĂč la mort du pĂšre s’était produite Ă  un Ăąge trĂšs prĂ©coce de l’enfant, et oĂč des incidents ultĂ©rieurs, inexplicables autrement, dĂ©montraient que l’enfant avait bel et bien inconsciemment conservĂ© des souvenirs de la personne qui lui avait Ă©tĂ© si prĂ©cocement ravie. » J’ajouterais pour ma part, l’intĂ©rĂȘt que joue le pĂšre aussi pour les patients de sexe masculin. Le troisiĂšme texte de Freud 1932 se trouve dans la 35Ăšme Nouvelle suite des leçons d’introduction Ă  la psychanalyse, D’une vision du monde. A propos de l’état de dĂ©tresse infantile, il parle de la protection apportĂ©e par le pĂšre et prĂ©cise plus exactement, sans doute l’instance parentale composĂ©e du pĂšre et de la mĂšre » comme dans Le moi et le ça », Ă  propos de l’identification au pĂšre de la prĂ©histoire personnelle, il avait apportĂ© la prĂ©cision Peut-ĂȘtre serait-il plus prudent de dire avec les parents ». Il souligne alors que l’ĂȘtre humain se sait en possession de forces plus grandes que dans son enfance mais aussi qu’il est restĂ© tout autant en dĂ©saide » et privĂ© de protection qu’à cette Ă©poque ; que face au monde, il est toujours un enfant ». Reconnaissant maintenant, poursuit Freud, que son pĂšre est un ĂȘtre Ă©troitement limitĂ© dans sa puissance et nullement pourvu de tous les mĂ©rites
 il remonte Ă  l’image mnĂ©sique du pĂšre de l’époque enfantine, tellement surestimĂ© par lui ; il Ă©lĂšve celle-ci au rang de divinitĂ© et lui fait prendre place dans le prĂ©sent et dans la rĂ©alitĂ©. » Il est intĂ©ressant de souligner que dans ce texte, Freud fait rĂ©fĂ©rence Ă  la dĂ©tresse infantile de l’enfant et au lien avec le pĂšre Ă  cette Ă©poque de la vie. De mĂȘme dans ce texte, il est fait allusion Ă  un pĂšre surestimĂ©, idĂ©alisĂ© dont on peut penser qu’il serait pour l’enfant, en lien avec un pĂšre tout puissant hĂ©ritĂ© du passĂ© phylogĂ©nĂ©tique. Ainsi, le pĂšre tout-puissant et son hĂ©ritage archaĂŻque seraient en lien profond avec le pĂšre de la dĂ©tresse infantile, celui de la toute petite enfance qui dans le meilleur des cas perdurera toute la vie, sous d’autres formes au grĂ© des rencontres avec d’autres hommes et continuera Ă  accompagner le sujet. Ce lien entre le pĂšre de l’hĂ©ritage archaĂŻque et le pĂšre de la quotidiennetĂ© confirme bien Ă©videmment la diffĂ©rence fondamentale, structurale avec la mĂšre, tout en prenant en compte les liens prĂ©coces du pĂšre et de l’enfant. Cela valide, lorsqu’on pense le pĂšre du dĂ©but de la vie psychique, la nĂ©cessaire intĂ©gration, prise en compte d’un pĂšre tyrannique des temps originaires issu de la phylogĂ©nĂšse tel que Freud l’a dĂ©fini, s’organisant dans le psychisme du sujet avec un pĂšre ontogĂ©nique » dont une des origines se situe dans la rĂ©alitĂ©, le pĂšre de la quotidiennetĂ© ». C’est ce dernier que j’ai appelĂ© par ailleurs de maniĂšre un peu caricaturale Le pĂšre primaire GĂ©rard, 2004. Il nous parait important de mettre en relief ce pĂšre du quotidien qui vit avec l’enfant car d’une maniĂšre gĂ©nĂ©rale, la question du pĂšre en psychanalyse est abordĂ©e dans la suite des travaux de Freud dans Totem et tabou, oĂč le pĂšre est considĂ©rĂ© principalement d’un point de vue phylogĂ©nĂ©tique, le meurtre du pĂšre de la horde primitive s’y dĂ©clinant alors en une culpabilitĂ© dont un des termes allait devenir sous la plume de Freud L’identification au pĂšre de la prĂ©histoire personnelle et par ailleurs le surmoi ; cela amenant Ă  considĂ©rer le pĂšre principalement d’un point de vue symbolique. Cette question du pĂšre du dĂ©but de la vie psychique a Ă©tĂ© abordĂ©e par plusieurs auteurs postfreudiens, Ă©videmment chacun Ă  leur maniĂšre. - On peut ainsi citer MĂ©lanie Klein 1928 et sa conception de l’OEdipe prĂ©coce, complĂ©tĂ© par ce qu’elle en dit Ă  la fin de son oeuvre en 1945 lorsqu’elle Ă©voque dans une note de son article Le complexe d’OEdipe Ă©clairĂ© par les angoisses prĂ©coces En m’attardant sur la relation fondamentale du petit enfant au sein maternel et au pĂ©nis paternel, et sur les situations d’angoisse et les dĂ©fenses qui en parviennent, je ne pense pas seulement Ă  des objets partiels. En fait ces objets sont associĂ©s dĂšs le dĂ©but dans la pensĂ©e de l’enfant, Ă  sa mĂšre, et Ă  son pĂšre. Les expĂ©riences quotidiennes avec les parents, la constitution de la relation inconsciente avec eux en tant qu’objets internes, viennent s’ajouter Ă  ces objets partiels primitifs et accroĂźtre leur relief dans l’inconscient de l’enfant ». C’est un point de vue intĂ©ressant puisque MĂ©lanie Klein dans cette citation prend en compte non seulement la fantasmatique inconsciente de l’enfant, mais aussi son vĂ©cu dans la rĂ©alitĂ©. - Jacques Lacan 1958 particuliĂšrement dans son sĂ©minaire Les formations de l’inconscient dans les trois chapitres La forclusion du nom du pĂšre, La mĂ©taphore paternelle, Les trois temps de l’OEdipe. Je voudrais souligner Ă  propos de cet auteur que, si on a put lui faire le reproche d’une thĂ©orie trop centrĂ©e sur la symbolique paternelle, on peut noter la position originale pour l’époque qu’il a par rapport Ă  ce qu’il appelle la symbolisation primordiale entre la mĂšre et l’enfant et qui me parait proche de la symbolisation primaire telle qu’on en parle aujourd’hui 
mĂȘme si elle est un ĂȘtre mal adaptĂ© Ă  ce monde de symbole ou qui en a refusĂ© certains Ă©lĂ©ments, cette symbolisation primordiale ouvre tout de mĂȘme Ă  l’enfant la dimension de ce que la mĂšre peut dĂ©sirer d’autre, comme on dit sur le plan imaginaire. C’est ainsi que le dĂ©sir de l’Autre fait son entrĂ©e
de façon concrĂšte
 ». N’est-ce pas lĂ  une formulation proche de la censure de l’amante » que je vais Ă©voquer en parlant de Michel Fain ? - Claude Le Guen 1975 et sa conception du non-mĂšre » Cet auteur s’est intĂ©ressĂ© lui aussi aux relations originaires de l’enfant particuliĂšrement sous l’angle du dĂ©veloppement du moi, ce qu’il appelle l’éveil du moi ». Pour Le Guen, le moi de l’enfant existe et se constitue en mĂȘme temps que l’objet, le tĂ©moin de cette Ă©tape du dĂ©veloppement en seraient les conditions du dĂ©clenchement de l’angoisse Ă  la vue de l’étranger. Cela se situerait entre six et neuf mois Ă  l’ñge de la survenue de la peur de l’étranger ». La mĂšre est dĂ©signĂ©e comme l’objet reconnu en tant que tel et pouvant donc ĂȘtre perdue. L’étranger troisiĂšme personnage est celui qui vient dĂ©signer cette perte sans ĂȘtre lui-mĂȘme investi comme objet prĂ©cise l’auteur. Il signifie la perte de la mĂšre et est la marque de son interdit. Le Guen le nomme non-mĂšre, pure nĂ©gativitĂ© souligne-t-il n’existant que par la non-existence de la mĂšre. L’auteur 
propose de considĂ©rer cette situation, telle qu’elle est postulĂ©e par la peur de l’étranger, comme Ă©tant l’expression d’un modĂšle structurant et organisateur celui du complexe d’ƒdipe originaire. » Ce non-mĂšre permettra d’étayer l’imago du pĂšre. - Piera Aulagnier. Dans son livre La violence de l’interprĂ©tation 1975, sa thĂ©orisation l’amĂšne Ă  considĂ©rer que le plaisir du corps de l’enfant apprend Ă  dĂ©couvrir un autre-sans-sein mais qui peut nĂ©anmoins se rĂ©vĂ©ler pour l’ensemble de ses zones fonctions Ă©rogĂšnes source de plaisir, devenir une prĂ©sence qu’on dĂ©sire, mĂȘme si elle est souvent la prĂ©sence qui dĂ©range. L’entrĂ©e du pĂšre sur la scĂšne psychique obĂ©it Ă  la condition universelle rĂ©glant cet accĂšs pour tout objet ĂȘtre source d’une expĂ©rience de plaisir qui en fait pour la psychĂ© un objet d’investissement. » - Michel Fain et son texte sur La censure de l’amante parle du dĂ©sir paternel ressenti d’emblĂ©e, ce qui nous parait bien rendre compte d’un pĂšre rĂ©el, important dans sa rencontre prĂ©coce avec l’enfant 
la mĂšre redevenant femme rompt l’identification primaire, et libĂšre de ce fait les potentialitĂ©s instinctuelles du ça de l’enfant. C’est ce qui m’a amenĂ© Ă  parler de la censure de l’amante s’exerçant d’emblĂ©e sur ces potentialitĂ©s susceptibles de gĂȘner le dĂ©sir paternel. Ainsi, dans de bonnes conditions, le ça de l’enfant se trouve prĂ©cocement confrontĂ© au dĂ©sir paternel. » Il me parait important de souligner que dans cette citation, Michel Fain parle du dĂ©sir paternel pouvant ĂȘtre ressenti directement par l’enfant ; dĂ©sir Ă  son Ă©gard et dĂ©sir pour la mĂšre. Il perçoit donc dĂšs cette Ă©poque la diffĂ©rence qualitative des dĂ©sirs de ses deux parents. - Jean-Luc Donnet qui dans son travail sur l’identification primaire considĂšre que celle-ci 
 dĂ©signerait, au sein des liens primitifs de la symbiose, un pĂŽle anti-çaĂŻque », prĂ©sexuel, prĂ©symbolique ». Il Ă©voque aussi le caractĂšre anaclitique du lien au pĂšre dans le texte de Freud Pour introduire le narcissisme, considĂ©rant que le pĂšre a toujours Ă©tĂ© dĂ©jĂ  lĂ , et s’il vient en second », c’est toujours dans une temporalitĂ© de l’aprĂšs-coup ». Cette rapide revue de textes de Freud et d’auteurs postfreudiens montre que ce pĂšre du dĂ©but est Ă©voquĂ© dans plusieurs travaux non nĂ©gligeables. Mais force nous est d’observer qu’on n’y fait que peu rĂ©fĂ©rence. Peut-ĂȘtre parce qu’une telle approche remettrait en question ce qui n’est pas le cas la dyade mĂšre-enfant qui est Ă  la base de bien des thĂ©ories psychanalytiques ? C’est dans cette perspective d’une approche plus systĂ©matisĂ©e des relations entre le pĂšre et l’enfant au dĂ©but de la vie psychique, que je situerai mon propos. Avec cette prĂ©cision que cet accent mis sur ces liens prĂ©coces n’écarte en rien la prĂ©valence des relations avec la mĂšre, que le principe gĂ©nĂ©ral de la triangulation apportĂ©e par les deux parents auprĂšs de l’enfant. De mĂȘme, cette idĂ©e ne remet pas en question le principe gĂ©nĂ©ral d’un pĂšre de la prĂ©maturitĂ© qui incarnerait dĂšs le dĂ©but l’ambivalence inhĂ©rente au complexe paternel, ce que la nĂ©vrose de contrainte met caricaturalement en relief le pĂšre impitoyable et le pĂšre adulĂ© ». Rappelons que Freud, reprenant les travaux d’Abraham, relie l’apparition des premiĂšres marques de l’ambivalence de l’identification primaire au stade sadique-oral. C’est cette phase de l’incorporation orale que Freud met Ă©troitement en lien avec l’identification primaire. Cela soulignĂ© pour prĂ©ciser une nouvelle fois la diffĂ©rence entre la relation pĂšre-enfant et mĂšre-enfant ; d’emblĂ©e, nous ne sommes pas dans le mĂȘme registre, mĂšre et pĂšre sont diffĂ©renciĂ©s. Ce que Freud 1921 dĂ©veloppera dans le chapitre sur l’identification dans Psychologie des masses et analyse du moi, apportant des Ă©lĂ©ments essentiels. L’identification au pĂšre Ă©voquĂ©e dans un registre oedipien l’est aussi dĂšs le dĂ©but » L’identification est au demeurant ambivalente dĂšs le dĂ©but, elle peut tout aussi bien se tourner vers l’expression de la tendresse que vers le souhait de l’élimination. Elle se comporte comme un rejeton de la premiĂšre phase orale de l’organisation de la libido, dans laquelle on s’incorporait, par le fait de manger, l’objet dĂ©sirĂ© et prisĂ©, et ce faisant on l’anĂ©antissait en tant que tel. » Comme le disait Freud L’identification est la forme la plus prĂ©coce et la plus originelle de la liaison de sentiment », cela pouvant concerner la relation avec la mĂšre, mais aussi celle avec le pĂšre au dĂ©but de la vie. Dans ces liens de la prĂ©maturitĂ©, l’identification primaire joue un rĂŽle de premier plan et amĂšne, comme nous l’avons soulignĂ©, la marque d’une ambivalence d’emblĂ©e prĂ©sente dans la relation pĂšre-enfant. Cette caractĂ©ristique de la relation avec le pĂšre la diffĂ©rencie clairement de la relation primaire avec la mĂšre. Mais si l’on prend en compte ce lien pĂšre-enfant Ă  la mĂȘme Ă©poque et ses effets sur la psychĂ©, nous pouvons postuler que, sans remettre en question l’identification au pĂšre de la prĂ©histoire personnelle telle que Freud 1923 la dĂ©finit particuliĂšrement dans Le moi et le ça, l’identification au pĂšre pourrait, elle aussi, ĂȘtre dĂ©finie comme l’est l’identification primaire Ă  la mĂšre. Cette identification au pĂšre serait donc antĂ©rieure au choix d’objet, mais appartenant aussi Ă  cette catĂ©gorie de lien primaire dans lequel investissement d’objet et identification ne sont pas Ă  distinguer l’un de l’autre » pour reprendre la formule de Freud dans Le moi et le ça. On peut en effet penser, que la proximitĂ© avec le pĂšre inclut des vĂ©cus affectifs et sensoriels qui font trace dans le psychisme en devenir de l’infans. Freud parle ainsi dans la citation dĂ©jĂ  Ă©voquĂ©e D’une vision du monde 
d’image mnĂ©sique du pĂšre de l’époque enfantine. » Cette conception des relations avec le pĂšre est cohĂ©rente avec un point de vue Ă©conomique considĂ©rant que le narcissisme le plus prĂ©coce n’exclut pas la possibilitĂ© des investissements d’objet, comme cela est possible dans la relation avec la mĂšre. De mĂȘme, cette idĂ©e d’un pĂšre perçu dĂšs le dĂ©but par l’enfant n’est pas en contradiction avec le principe d’une dualitĂ© mĂšre-enfant parfois qualifiĂ©e de symbiose primaire ou de dyade. On peut en effet considĂ©rer que dans les stades du dĂ©but du dĂ©veloppement psychique, les objets mĂšre et pĂšre sont diffĂ©renciĂ©s dans la rĂ©alitĂ© au-dehors », ce que le moi du sujet ne peut encore percevoir comme tel du fait de sa maturation en cours. Ils ne sont donc pas nĂ©cessairement diffĂ©renciĂ©s au niveau du psychisme du sujet au-dedans », ce n’est qu’ultĂ©rieurement que se diffĂ©rencieront les imagos. A ce stade, il ne s’agit que de traces qui n’ouvriront sur une diffĂ©renciation interne qu’avec la construction progressive du moi. L’enjeu est important si on accepte de considĂ©rer que le pĂšre de la quotidiennetĂ©, affectif et corporel, a un rĂŽle dans l’apparition de ce pĂŽle prĂ©sexuel, prĂ©symbolique. L’affect est en effet essentiel dans ce temps mystĂ©rieux de l’aube de la vie psychique, ce dont rend bien compte la belle dĂ©finition du pictogramme chez Piera Aulagnier 1975 affect de la reprĂ©sentation et reprĂ©sentation de l’affect ». Un point essentiel nous parait ĂȘtre de considĂ©rer que si le sujet ne peut diffĂ©rencier les objets mĂšre et pĂšre, il peut sans doute trĂšs tĂŽt percevoir la diffĂ©rence de leur pulsionnalitĂ© du fait de relations corporelles, sensorielles, psychiques diffĂ©rentes. C’est dans cette perspective que s’inscrirait la perception du pĂšre dĂšs le dĂ©but par l’infans, non pas reconnu comme tel, mais dans une diffĂ©rence, prĂ©curseur des premiĂšres triangulations. Cet investissement pulsionnalisĂ© et diffĂ©renciĂ© du sujet par chaque parent, rencontrant la propre pulsionnalitĂ© du sujet, lequel ferait preuve d’une rĂ©ceptivitĂ© Ă  la pulsionnalitĂ© des objets primaires, comme Ă  la complexitĂ© de leurs modes de gestion de leurs mouvements pulsionnels, permettrait l’entrĂ©e dans le prĂ©symbolique et le prĂ©sexuel. Ce pĂšre du dĂ©but » tel que nous le dĂ©crivons, incarnĂ©, sensoriel, est Ă  diffĂ©rencier du pĂšre symbolique dont le rĂŽle est principalement de trianguler la relation avec la mĂšre sur le principe de la conflictualitĂ© Ɠdipienne. Il est aussi Ă  diffĂ©rencier du pĂšre de l’ƒdipe prĂ©coce de MĂ©lanie Klein car dans ma façon de voir les choses, l’infans perçoit la diffĂ©rence de pulsionnalitĂ© de ses deux parents avant de percevoir l’aspect sexuel et Ɠdipien de leur lien. Ce pĂšre n’est pas non plus le pĂšre dans la tĂȘte de la mĂšre » qui est en fait un pĂšre Ɠdipien, organisĂ© Ă  partir du complexe d’ƒdipe de la mĂšre. Ce n’est pas un rival de la mĂšre, ni un substitut, ni un pĂšre mimant la mĂšre dans un rĂŽle maternant, il est identifiĂ© auprĂšs de l’enfant par son investissement et sa propre pulsionnalitĂ©. Comme on le voit, il y a plusieurs pĂšres, celui du dĂ©but de la vie de l’enfant que j’ai appelĂ© pĂšre primaire », le pĂšre symbolique qui triangule par principe et bien sĂ»r dans la rĂ©alitĂ©, le pĂšre dans la tĂȘte de la mĂšre » qui lui permet bien Ă©videmment d’assurer la loi et la triangulation en l’absence du pĂšre ou d’un de ses substituts. Dans cette perspective, nous retrouvons les dĂ©veloppements du rapport du CongrĂšs de 2013 de Christian Delourmel sur ce qu’il appelle le couple inhibition/tiercĂ©isation. Je pense en effet que la relation avec ce pĂšre du dĂ©but de la vie psychique conditionne l’élaboration des symbolisations primaires que je dĂ©finis comme organisatrices du moi corporel, prises dans la relation affective avec l’objet, organisant les premiĂšres diffĂ©renciations dedans/dehors, contenant/contenu, bon/mauvais. Ce qui permet alors la diffĂ©renciation du moi-rĂ©el dĂ©finitif Ă  partir du moi-plaisir initial tel que Freud 1925 le dĂ©finit dans La nĂ©gation. Ces symbolisations primaires permettront l’élaboration des premiĂšres triangulations. Dans ma façon de concevoir ces premiers temps de la vie psychique, une atteinte portĂ©e aux symbolisations primaires aurait pour consĂ©quence une source de confusion au niveau du moi naissant liĂ©e aux difficultĂ©s dans les diffĂ©renciations contenant/contenu empĂȘchant alors cette fin de la mobilitĂ© de la pulsion » dont parle Freud dans Pulsions et destins des pulsions. C’est dans ce manque que s’organiserait la pathologie des premiĂšres inhibitions avec des suites possibles sur les processus de refoulement, l’élaboration de la conflictualitĂ© Ɠdipienne et les inhibitions secondaires. Dans ma conception de l’inhibition primaire GĂ©rard 2009, je suis proche Ă  la fois de la conception de Freud 1895 dans L’Esquisse d’une psychologie scientifique oĂč le moi se voit investi de la fonction d’inhiber les processus primaires, et en accord avec la dimension Ă©conomique de limite du passage de quantitĂ© telle qu’elle sera dĂ©veloppĂ©e dans la 2Ăšme topique. Les liens entre l’inhibition et les processus primaires sont en effet Ă©voquĂ©s par Freud dans L’esquisse dans ce qu’il appelle Ă  cette Ă©poque expĂ©rience de satisfaction ». Le moi se voit investi de la fonction d’inhiber les processus primaires consistant en une libre circulation de l’excitation jusqu’à l’image. L’inhibition a ainsi trĂšs tĂŽt une fonction essentielle, liĂ©e Ă  l’état de dĂ©tresse infantile, Ă  l’ Hiflosigkeit », au plus proche de la naissance psychique. Il y a lĂ  une dimension Ă©conomique de limite de passage de quantitĂ© dont on sait l’importance qu’elle aura dans la 2Ăšme topique, prenant toute sa valeur dans les pathologies traumatiques, narcissiques et limites. Mais la notion d’inhibition renvoie bien sĂ»r aussi, Ă  la conception freudienne de 1926 d’Inhibition, symptĂŽme et angoisse, Ă  une forme de renoncement mettant au premier plan une fonction du moi faisant l’économie d’un conflit ou Ă©vitant les consĂ©quences des processus de refoulement, ce dont le patient Ă©tat-limite serait privĂ©, le laissant ainsi confrontĂ© Ă  ses angoisses du fait de la difficultĂ©, voire de l’impossibilitĂ© Ă  constituer des symptĂŽmes. On rencontre ainsi chez ces patients des angoisses sans objet ou encore la difficultĂ© de constituer des phobies dans l’enfance. Cet Ă©vitement du refoulement amĂšne Ă  considĂ©rer ce qui se passe antĂ©rieurement Ă  ce processus, et donc Ă  s’interroger sur les relations possibles entre l’inhibition et l’intĂ©gration des premiĂšres expĂ©riences. Au-delĂ  des relations de l’inhibition avec le moi, la question se poserait des liens entre l’inhibition et des mĂ©canismes telle que l’identification primaire, donc bien avant la pĂ©riode Ɠdipienne. À l’inverse, pourront aussi se dĂ©velopper des formes d’excitation psychique retrouvĂ©es dans la pathologie de certains enfants en difficultĂ© et des patients Ă©tats-limite. En effet, les premiers freinages pulsionnels, ainsi que les prĂ©mices de la rencontre avec l’objet qui sera progressivement perçu et diffĂ©renciĂ©, dĂ©coulent de la qualitĂ© de ces premiĂšres inhibitions. On peut en effet imaginer qu’une atteinte portĂ©e Ă  ces Ă©lĂ©ments, laisse le sujet dans une forme d’excitation qui ne permet pas les diffĂ©renciations les plus Ă©lĂ©mentaires ; cet ensemble conditionnĂ© par l’inhibition primaire peut ĂȘtre considĂ©rĂ© comme un prĂ©alable Ă  la mise en place du fantasme de scĂšne primitive, dont on connait l’importance pour le dĂ©veloppement de la conflictualitĂ© Ɠdipienne. Les troubles des premiĂšres diffĂ©renciations moi-rĂ©el, moi-plaisir pourraient porter atteinte Ă  l’instauration de ce fantasme originaire en empiĂ©tant sur la possibilitĂ© d’instaurer un fantasme de scĂšne primitive uniquement fantasmatique GĂ©rard, 2010. Comme si une forme de doute s’instaurait, amenant le sujet Ă  un accrochage dans le perceptif qui prendrait alors le pas sur l’endopsychique, pouvant perdurer tout au long de la vie comme dans le cas des patients Ă©tats limite. C’est ce qui amĂšnerait ces patients Ă  toujours rechercher un contact perceptif avec l’analyste, rendant ainsi parfois difficile le passage au cadre classique divan-fauteuil ; la disparition de l’analyste du champ visuel du patient renvoyant sans doute ce dernier Ă  des troubles des premiĂšres symbolisations telles que nous les avons dĂ©finies. Je reviens Ă  la question des premiĂšres symbolisations. Leur qualitĂ© conditionne l’accĂšs aux symbolisations secondaires. Ces derniĂšres sont les symbolisations qui permettent l’entrĂ©e dans le monde secondarisĂ©, et Ă  l’enfant d’accĂ©der aux apprentissages et Ă  un monde fantasmatique nuancĂ© et apaisĂ©. En derniĂšre extrĂ©mitĂ©, leur dysfonctionnement, leur manque jusqu’à la question de la forclusion conduit le sujet vers la psychose. Mais cette question des symbolisations primaires et secondaires est Ă  aborder de maniĂšre plus nuancĂ©e et plus compliquĂ©e car elle apparait frĂ©quemment dans notre clinique sous des formes plus discrĂštes. Sans doute tout d’abord dans la clinique des enfants dysmatures, hypermatures, ou plus encore dysharmoniques, dont le moi s’est dĂ©veloppĂ© de maniĂšre hĂ©tĂ©rogĂšne donnant le sentiment d’un fonctionnement bancal. Ce sont des enfants qui prĂ©sentent des rĂ©sultats complexes, lorsqu’ils passent un bilan psychologique, les performances sont en dĂ©calage avec les aspects affectifs, Ă©motionnels de la personnalitĂ©. Il s’agit lĂ  probablement du dĂ©veloppement de symbolisations secondaires Ă©tayĂ©es par des symbolisations primaires constituĂ©es dans des conditions de dĂ©but de vie difficiles pour l’enfant. On retrouve ce type de difficultĂ©s chez les patients adultes souffrant de troubles narcissiques, ceux qu’on appelle les Ă©tat-limite, pouvant par exemple prĂ©senter une rĂ©ussite sociale importante avec parfois des postes de haute responsabilitĂ© et qui par ailleurs se retrouvent dans des situations personnelles, Ă©motionnelles, compliquĂ©es et douloureuses, confrontĂ©s aussi Ă  des angoisses souvent sans objet. On reconnait lĂ  rapidement dĂ©crits, les patients rencontrĂ©s dans la clinique actuelle. LĂ  encore, les aspects dysharmoniques de leur personnalitĂ© Ă©voquent un dĂ©veloppement dans lequel les alĂ©as de l’organisation des premiĂšres symbolisations n’ont pas permis un dĂ©veloppement harmonieux de la personnalitĂ©. Cela permet de s’interroger sur le fait que les patients Ă©tat-limite rencontrĂ©s dans la clinique adulte pourraient ĂȘtre les enfants dysharmoniques rencontrĂ©s dans les consultations pour enfant. Avec comme arguments que les uns comme les autres, outre les troubles des symbolisations primaires Ă©voquĂ©s, prĂ©sentent des carences des processus de refoulement, des difficultĂ©s d’entrĂ©e dans la conflictualitĂ© Ɠdipienne, une qualitĂ© d’angoisse souvent sans objet. Bien sĂ»r, il n’est pas nouveau de mettre ainsi l’accent sur la qualitĂ© des premiĂšres relations objectales dans les processus de symbolisation. Mais je voudrais aussi mettre en relief le rĂŽle de ces symbolisations primordiales dans le deuil des objets primaires et dans les dĂ©fenses maniaques. Peut-ĂȘtre devrions-nous parler plutĂŽt de deuil des reprĂ©sentations des objets primaires, puisqu’au moment oĂč ces questions se posent chez les patients adultes, ce sont des objets inconscients. Mais l’important est que ces symbolisations primordiales ont une fonction essentielle dans la diffĂ©renciation de l’objet et en consĂ©quence sur l’individuation du sujet puisqu’elles permettent les premiĂšres diffĂ©renciations contenant-contenu. On peut aussi faire l’hypothĂšse que la persistance dans l’inconscient d’imagos indiffĂ©renciĂ©es est en lien avec cette pathologie du deuil primaire. Si le pĂšre ne peut tenir une place suffisamment organisatrice d’une triangulation prĂ©coce de bonne qualitĂ© au dĂ©but de la vie, il y aurait alors une atteinte portĂ©e aux premiĂšres symbolisations gĂ©nĂ©rant comme nous l’avons Ă©voquĂ© une forme de confusion au niveau du moi du fait des difficultĂ©s Ă  diffĂ©rencier le contenant et le contenu. C’est dans ce manque que s’enracinerait la pathologie de l’inhibition, ce que nous avons retrouvĂ© dans notre clinique lorsque le pĂšre reste mystĂ©rieusement endeuillĂ© depuis toujours. » Les identifications primaires dont il est porteur sont alors infiltrĂ©es par ses propres identifications dĂ©pressives, en fait le plus souvent mĂ©lancoliques dans les cas les plus graves. La confusion est une source d’inhibition. Un trouble des premiĂšres inhibitions en serait la consĂ©quence sur le modĂšle du couple inhibition-dĂ©pression du monde secondarisĂ©. Le cas de l’Homme aux loups va dans ce sens, Ă©voquant un enfant confrontĂ© Ă  un pĂšre dĂ©primĂ©, voire mĂ©lancolique. Ces identifications possibles Ă  l’objet de l’objet ou aux identifications des parents, rendent compte d’une perspective transgĂ©nĂ©rationnelle et de transmission de troubles apparemment magiques pouvant sauter une ou plusieurs gĂ©nĂ©rations. S’il est vrai que dans l’histoire de l’Homme aux loups tel que Freud l’évoque, le phylogĂ©nĂ©tique fut un recours pour lui lorsqu’il voulut prouver la pertinence de ses thĂ©ories sur la scĂšne originaire, l’exemple de ce cĂ©lĂšbre patient de Freud renvoie aussi Ă  l’importance du pĂšre de la rĂ©alitĂ©. On se souvient Ă  ce propos que le pĂšre de SerguĂ« fut un pĂšre trĂšs prĂ©sent et trĂšs proche de son fils. Un pĂšre primaire » pourrait-on dire, trĂšs attentif Ă  tout ce qui concernait son fils prĂ©cocement. On peut se rappeler aussi de la mĂšre dĂ©crite implicitement comme un objet primaire carenciel. Le cas de l’Homme aux loups me parait illustrer de maniĂšre Ă©vidente le fait que les pathologies ne sont pas toujours en lien avec la relation maternelle prĂ©coce. On y retrouve une mĂšre apparemment froide et un pĂšre mĂ©lancolique ou presque. Incidences sur la clinique. Un des intĂ©rĂȘts de suivre mon point de vue pourrait ĂȘtre de considĂ©rer qu’il ouvrirait sur la clinique. Je vais reprendre le 1er cas d’un des rapports du CongrĂšs sur le Paternel, celui de Christian Delourmel, pour illustrer mon propos. L’hypothĂšse d’une diffĂ©renciation de la pulsionnalitĂ© perçue prĂ©cocement par le sujet dĂšs le dĂ©but de la vie psychique comme je l’ai Ă©voquĂ©e, permet de penser qu’elle se retrouverait dans la relation transfĂ©rentielle de la cure psychanalytique. De la mĂȘme maniĂšre qu’on peut parler d’un transfert paternel et d’un transfert maternel, il serait possible de considĂ©rer que les transferts archaĂŻques rencontrĂ©s dans les traitements des patients Ă©tat-limite et des enfants en grande difficultĂ© ne sont pas indiffĂ©renciĂ©s ils pourraient s’organiser dans un registre de transfert maternel primaire mais aussi dans un registre de transfert paternel primaire. Dans son rapport, l’auteur nous parle d’un patient dont les difficultĂ©s ont commencĂ© dĂšs la toute petite enfance Ă©nurĂ©sie, encoprĂ©sie, troubles du langage, anorexie, hypothĂšse d’une capsule autistique », troubles s’étant ensuite dĂ©veloppĂ©s tout au long de sa vie. L’absence de rĂȘve et les activitĂ©s dĂ©bordantes amĂšnent Ă  s’interroger sur la qualitĂ© des inhibitions du dĂ©but de la vie telles que je les ai Ă©voquĂ©es et sur les premiers freinages pulsionnels. Un manque dans les premiĂšres triangulations aurait-il portĂ© atteinte Ă  l’organisation des symbolisations primordiales ? Le cocon, la capsule dans laquelle il se sent enfermĂ©, renverraient-ils Ă  un impossible deuil de l’objet primaire, un enfermement avec une imago indiffĂ©renciĂ©e jusqu’à la rencontre avec son analyste ? Pourrait-on entendre cette extraction de la vielle carcasse de homard » comme un travail dans le registre d’une relation transfĂ©rentielle paternelle telle que je viens de la dĂ©finir, permettant ce deuil et une sortie de cette relation pathogĂšne ? Les rĂ©sultats de ce travail dans le contexte de ce transfert particulier ouvrent Ă  la diffĂ©renciation des imagos maternelle et paternelle. Ce qui est visible lorsque le patient Ă©voque Mon pĂšre, transparent, collĂ©, englobĂ© Ă  ma mĂšre
 » et qu’ensuite, aprĂšs qu’ait pu ĂȘtre Ă©laborĂ© le fantasme de scĂšne primitive, apparait clairement la reprĂ©sentation des deux parents. Un exemple d’interprĂ©tation illustrant cette hypothĂšse pourrait ĂȘtre ce que dit l’analyste lorsque le patient Ă©voque une nouvelle fois la scĂšne du dĂ©shabillage de la mĂšre. L’auteur du rapport se souvient Ă  ce moment d’une sĂ©ance au cours de laquelle le patient avait parlĂ© de son pĂšre rĂ©parant un mur et lui dit Vous aligniez vos formules de maths comme votre pĂšre montait des briques, pour mettre un mur entre votre mĂšre et vous ? Pour qu’elle ne lise pas dans votre regard un dĂ©sir de mĂąle ? Comme le mur de paroles que vous montez ici entre vous et moi ? » De notre point de vue l’analyste se place avec cette interprĂ©tation comme triangulant la relation mĂšre-fils dans un transfert paternel primaire puisque l’interprĂ©tation de Delourmel Ă  propos de ce mur de paroles montĂ© entre le patient et lui, fait Ă©cho aux propos de Mr H qui disait qu’il se sentait envahi par le corps de sa mĂšre » quand il avait Ă©voquĂ© ce souvenir. Par ailleurs, du point de vue de son contre-transfert, l’auteur du rapport ne se situe-t-il pas lĂ  encore dans une position paternelle telle que nous la dĂ©finissons, lorsqu’il s’interroge sur le discours mur du son – mur de sons » de son patient ayant eu pour fonction d’assurer, dans la situation analytique, celle d’un mur-Ă©cran-bouclier opaque interne visant Ă  le protĂ©ger d’une imago de mĂšre phallique projetĂ©e sur l’analyste » ? Une triangulation prĂ©coce dans le transfert pourrait-on dire. L’intĂ©rĂȘt du repĂ©rage d’un transfert dont la qualitĂ© pourrait ĂȘtre qualifiĂ©e de paternel primaire est de permettre d’envisager une stratĂ©gie interprĂ©tative diffĂ©rente d’un registre de transfert archaĂŻque de type maternel. SchĂ©matiquement, le premier se situerait dans un contexte triangulant et sĂ©parateur c’est l’exemple dans le cas du patient de Christian Delourmel quand le second serait globalement plus contenant. Pour terminer et pour rĂ©sumer J’ai soulignĂ© l’importance accordĂ©e au pĂšre de la prĂ©histoire et particuliĂšrement au pĂšre de la quotidiennetĂ©. Ce pĂšre de la rĂ©alitĂ© affective et corporelle de l’enfant m’apparait en effet important Ă  prendre en compte dans sa contribution Ă  l’élaboration des symbolisations primaires, des triangulations prĂ©coces, des premiers freinages pulsionnels et de l’élaboration des prĂ©mices du fantasme de scĂšne originaire. Dans cette perspective, la perception par l’enfant dĂšs le dĂ©but de la vie psychique, de la diffĂ©rence de la pulsionnalitĂ© maternelle et paternelle, me semble un Ă©lĂ©ment essentiel de la discussion. L’hypothĂšse d’une diffĂ©renciation des transferts archaĂŻques en transfert maternel primaire et paternel primaire en dĂ©coulerait. Sa reconnaissance par l’analyste peut permettre une ouverture dans la cure analytique des patients Ă©tats limite et des enfants en grande difficultĂ©, pour lesquels les analystes sont parfois dĂ©munis, confrontĂ©s au caractĂšre dĂ©sorganisĂ© et dĂ©sorganisant de certains transferts archaĂŻques, préƓdipiens. ConfĂ©rences d’introduction Ă  la psychanalyse, 13 FĂ©vrier 2014 RĂ©fĂ©rences bibliographiques Aulagnier P. 1975, La violence de l’interprĂ©tation, PUF. Delourmel C., 2013, De la fonction du pĂšre au principe paternel, Revue Française de Psychanalyse, t. LXXVII, spĂ©cial congrĂšs. 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