Bandeannonce du court métrage "Le Masque de la Mort Rouge". Lauréat Défi Jeunes 2005, tourné fin 2005Réalisé par Guillaume Moiton, produit par Calle Mar (Vi LeMasque de la mort rouge The Masque of the Red Death / The Mask of the Red Death, 1842 (VF : 1857) Première parution : Graham's Magazine, mai 1842. Edgar Allan POE Liste des éditions : Tri : chronologique, chronologique inversé, par nom d'éditeur: in volume : Tous les contes d'Edgar Poe, MARABOUT - GÉRARD (nd) Bibliothèque Marabout - Fantastique, n° 109 laplace de Saint Marc. En 1490 il devient le petit protégé de Laurent. Il l'éloge dans son palais pour que Michel-Ange est de la concentration en tant que nouveau sculpteur. Il commence par copier un masque de faune, Laurent le récompense de cinq ducats par mois. En 1492, Laurent de Médicis est mort , Pierre II le fils de Laurent refuse d Lemasque de la mort rouge; Retour à la liste. La peste écarlate. Le masque de la mort rouge Auteur(s) : Poe, Edgar Allan (1809-1849) London, Jack (1876-1916) Éditeur : Magnard. Parution : 06 - 2021 Format : Livre Broché Nombre de pages : 122 EAN : 9782210770683 6.50 CHF. Résumé du livre. La peste écarlate suivi du Masque de la mort rouge. Dans l'Amérique de LeMasque de la Mort Rouge La plupart de l'art choisi pour représenter les scènes sont historiquement inapproprié, manquant, ou trop limité pour marquer. Il est évident que l'étudiant n'a pas mis beaucoup de temps, d'effort et de créativité Dans«Le masque de la mort rouge», Poe utilise l'allégorie des actes de Prospero pour faire valoir son point fort: personne n'échappe à la mort. Prospero pensait pouvoir tromper la mort en invitant tous les riches de son royaume à la sécurité de son château. Il séparait les riches des paysans pour éviter la mort par la peste. Le Résumé Le Masque de la mort rouge (The Masque of the Red Death) est une nouvelle d'Edgar Allan Poe publiée pour la première fois en mai 1842 dans le Graham's Lady's and Gentleman's Magazine sous le titre The Mask of the Red Death, avec le sous-titre A Fantasy. Une version révisée est parue le 19 juillet 1845 dans le Broadway Journal sous FormatCinéma. 2.35:1. Tout comme ce serait le cas avec un titre du catalogue de la Hammer, la principale difficulté posée par le pressage DVD du Masque de la mort rouge se situe indiscutablement au niveau de la palette chromatique. Fort heureusement, l’éditeur s’en sort haut la main avec un master restauré affichant une colorimétrie 6Supernal, terme qu’affectionne Poe et qui apparaît notamment dans The Poetic Principle, essai publ ; 7 James W. Gargano, op. cit.. : 8. 6 L’ambivalence profonde du masque de la Mort Rouge est en partie due à son aspect spectral : son accoutrement évoque jusque dans le moindre détail le spectre de la Mort – « The figure was tall and gaunt, and shrouded from head to foot in the Coucou:) Aujourd'hui on se retrouve pour une nouvelle lecture chuchotée avec comme unique déclencheur pour vous relaxer : ma voix :D Il s’agit de "le Masque IfzkV4. Un événement surnaturel Lecture analytique d'un extrait du masque de la mort rouge » La peste que l’on nomme la Mort rouge s’est abattue sur le pays et fait des ravages d’une ampleur inouïe. Le riche prince Prospero décide alors de se retirer dans une abbaye fortifiée avec mille amis choisis pour y vivre une vie de plaisir en attendant que le mal passe. Au bout de quelques mois, le prince propose un bal masqué dans sept salles de couleurs différentes. Et la fête tourbillonnait toujours lorsque s’éleva enfin le son de minuit de l’horloge. Alors, comme je l’ai dit, la musique s’arrêta ; le tournoiement des valseurs fut suspendu ; il se fit partout, comme naguère, une anxieuse immobilité. Mais le timbre de l’horloge avait cette fois douze coups à sonner ; aussi, il se peut bien que plus de pensées se soit glissée dans les méditations de ceux qui pensaient parmi cette foule festoyante. Et ce fut peut-être aussi pour cela que plusieurs personnes parmi cette foule, avant que les derniers échos du dernier coup fussent noyés dans le silence, avaient eu le temps de s’apercevoir de la présence d’un masque qui jusque-là n’avait aucunement attiré l’attention. Et, la nouvelle de cette intrusion s’étant répandue en un chuchotement à la ronde, il s’éleva de toute l’assemblée un bourdonnement, un murmure significatif d’étonnement et de désapprobation, - puis, finalement, de terreur, d’horreur et de dégoût. Dans une réunion de fantômes telle que je l’ai décrite, il fallait sans doute une apparition bien extraordinaire pour causer une telle sensation [...] Toute l’assemblée parut alors sentir profondément le mauvais goût et l’inconvenance de la conduite et du costume de l’étranger. Le personnage était grand et décharné 1, et enveloppé d’un suaire 2 de la tête aux pieds. Le masque qui cachait le visage représentait si bien la physionomie d’un cadavre raidi, que l’analyse la plus minutieuse aurait difficilement découvert l’artifice. Et cependant, tous ces fous joyeux auraient peut-être supporté, sinon approuvé, cette laide plaisanterie. Mais le masque avait été jusqu’à adopter le type de la Mort rouge. Son vêtement était barbouillé de sang, - et son large front, ainsi que tous les traits de sa face, étaient aspergés de l’épouvantable écarlate. Quand les yeux du prince Prospero tombèrent sur cette figure de spectre [...], on le vit d’abord convulsé par un violent frisson de terreur et de dégoût ; mais, une seconde après, son front s’empourpra de rage. - Qui ose, - demanda-t-il, d’une voix enrouée, aux courtisans debout près de lui, - qui ose nous insulter par cette ironie blasphématoire 3 ? Emparez-vous de lui, et démasquez-le - que nous sachions qui nous aurons à pendre aux créneaux, au lever du soleil ! [...] Mais, par suite d’une certaine terreur indéfinissable que l’audace insensée du masque avait inspirée à toute la société, il ne se trouva personne pour lui mettre la main dessus ; si bien que, ne trouvant aucun obstacle, il passa à deux pas de la personne du prince ; et pendant que l’immense assemblée, comme obéissant à un seul mouvement, reculait du centre de la salle vers les murs, il continua sa route sans interruption, de ce même pas solennel et mesuré qui l’avait tout d’abord caractérisé, de la chambre bleue à la chambre pourpre, - de la chambre pourpre à la chambre verte, - de la verte à l’orange, - de celle-ci à la blanche, et de celle-là à la violette, avant qu’on eût fait un mouvement décisif pour l’arrêter. Ce fut alors, toutefois, que le prince Prospero, exaspéré par la rage et la honte de sa lâcheté d’une minute, s’élança précipitamment à travers les six chambres, où nul ne le suivit ; car une terreur mortelle s’était emparée de tout le monde. Il brandissait un poignard nu, et s’était approché impétueusement 4 à une distance de trois ou quatre pieds 5 du fantôme qui battait en retraite, quand ce dernier, arrivé à l’extrémité de la salle de velours, se retourna brusquement et fit face à celui qui le poursuivait. Un cri aigu partit, - et le poignard glissa avec un éclair sur le tapis funèbre où le prince Prospero tombait mort une seconde après. Alors, invoquant le courage violent du désespoir, une foule de masques se précipita à la fois dans la chambre noire ; et, saisissant l’inconnu, qui se tenait, comme une grande statue, droit et immobile dans l’ombre de l’horloge d’ébène, ils se sentirent suffoqués par une terreur sans nom, en voyant que sous le linceul et le masque cadavéreux, qu’ils avaient empoignés avec une si violente énergie, ne logeait aucune forme palpable. On reconnut alors la présence de la Mort rouge. Elle était venue comme un voleur de nuit. Et tous les convives tombèrent un à un dans les salles de l’orgie inondées d’une rosée sanglante, et chacun mourut dans la posture désespérée de sa chute. Et la vie de l’horloge d’ébène disparut avec celle du dernier de ces êtres joyeux. Et les flammes des trépieds expirèrent. Et les Ténèbres, et la Ruine, et la Mort rouge, établirent sur toutes choses leur empire illimité. Edgar Allan Poe Notes 1 - Décharné Qui n’a de plus de chair, très maigre. 2 - Suaire linceul, toile dans laquelle on ensevelit un mort. 3 - Blasphématoire insultante. 4 - Impétueusement avec vivacité, fougue. 5 - Pieds unité de mesure valant 0,348 mètre. Lecture analytique Une fête donnée par le prince Prospero dont le nom évoque la prospérité a lieu pendant cette sombre période durant laquelle la peste sévit. Tous les mots qui suivent se rapportent au thème de l'amusement, de la fête la fête tourbillonnait », la musique », le tournoiement des valseurs », cette foule festoyante », ces fous joyeux ». Lors de cette fête, un individu fait irruption. Le deuxième paragraphe le décrit comme portant un masque représentant le visage d’un cadavre raidi et barbouillé de sang. La fin de l’extrait révèle qu’il n’y a rien derrière ce masque, qu’il n’y a aucune forme palpable ». En fait, il s’agit de la mort personnifiée, de la peste elle-même qui s’invite à la fête. Son intrusion provoque l’effroi. Le mot terreur » répété plusieurs fois le montre bien. On peut ainsi relever le champ lexical de la peur anxieuse », de terreur, d’horreur et de dégoût », épouvantable », un violent frisson de terreur et de dégoût », une certaine terreur indéfinissable », une terreur mortelle », une terreur sans nom ». Dès le début, l’atmosphère est inquiétante. Les douze de coups de minuit sonnent, puis la musique s’arrête dans une anxieuse immobilité » des convives. D'entrée, les convives sont condamnés. Ils ne sont qu'une "réunion de fantômes". De fait, la mort est omniprésente lors de cette soirée. C'est ce que montrent les termes fantômes » répété deux fois, suaire », cadavre raidi », sang », spectre », pendre », funèbre », linceul », masque cadavéreux » et rosée sanglante ». L'horloge elle-même a partie liée avec la mort. Lorsqu'elle s'arrête, la vie s'arrête. L’apparition de la Mort rouve provoque une terreur sans nom, précisément parce qu’elle est innommable on ne peut pas la nommer. Quelque chose qui n’existe pas se manifeste. C’est un événement surnaturel les lois de la nature, du quotidien, du réel sont bouleversées par l’irruption de la mort qui s’est incarnée dans ce personnage inquiétant dont le masque cadavéreux ne cache aucun individu. Le texte s’achève sur un dernier événement surnaturel l’horloge cesse de marquer le temps en même temps que la vie cesse, que la mort établit son empire. Partager À voir également Définition du fantastique Tzvetan Todorov Le Horla Satan, brève histoire du diable Le diable amoureux Vous êtes ici Accueil Livres Contes Le masque de la mort rouge Voir un extrait de Le masque de la mort rouge Acheter Le masque de la mort rouge Prix 0,99 € Résumé de l'histoireLa nouvelle gothique par excellenceLa mort rouge, la condition humaine selon Poe ? Le masque de la mort rouge » The Masque of the Red death » est un conte d'Edgar Allan Poe paru en 1842 dans le Graham's Lady's and Gentleman's Magazine. C'est une nouvelle où Poe s'exerce magistralement au genre gothique. Résumé de l'histoire Une épidémie de mort rouge, une peste d'une violence effroyable, frappe la contrée. La mort rouge doit son nom aux douleurs aigues et aux suintements de sang par les pores de la peau, qui colorent les vêtements et le visage, donnant à la victime un aspect repoussant. Une fois ses domaines à moitié dépeuplés, le prince Prospero s'enferme avec un millier de ses courtisans dans une de ses abbayes fortifiées. Là, isolés du reste du monde à l'agonie, ils vivent, s'amusent, en vase-clos. Une nuit, Prospero organise un bal masqué dans sept salles alignées dans une immense enfilade, et toutes de couleurs différentes bleue, pourpre, verte, orange, blanche, violette, noire. La dernière salle, celle à l'occident, la salle noire, donne une impression si effrayante que nul n'ose s'y aventurer. C'est alors que Prospero aperçoit un individu avec un masque de mort rouge, plaisanterie qu'il trouve de fort mauvais goût. Il poursuit l'inconvenant jusque dans la salle noire, et quand celui-ci se retourne, Prospero meurt. Les courtisans ôtent le masque et réalisent que la mort rouge est maintenant parmi eux. Ils meurent tous. Retour en haut de pageLa nouvelle gothique par excellence Comme pour Metzengerstein » que nous avons publié dans Les contes du bizarre, on a un chef d'œuvre du gothique, ciselé, tenu, contrôlé, gothique surtout par le cadre classique, la nuit, l'extérieur terrible et effrayant, le château ou l'abbaye dans lequel on croit trouver refuge mais qui s'avère pire que ce que l'on pensait fuir, la futilité des personnages face à l'inévitabilité du danger qui les menace, la folie androgyne, maladive, du personnage principal, la saturation des ambiances, des couleurs, des sons l'horloge d'ébène, des ombres, qui rappellent un film expressioniste, les allégories, notamment celles de la mort, la simplicité de l'intrigue, la structuration présentation de la situation, description graphique de l'environnement, avec exagération de la composante esthétique, une obsession comme fil conducteur, ambiance lourde donnant l'illusion d'une fausse protection, apparition du danger, fin tragique, absence totale d'espoir et cette langue de Poe, qui semblait faite pour écrire du gothique. Retour en haut de pageLa mort rouge, la condition humaine selon Poe ? Le récit est atemporel, et Poe aime à situer ses contes gothiques dans un monde très continental et Européen, mais la référence à la peste noire est évidente. En dépit des efforts vains des humains pour oublier, pour s'inventer des vies rêvées, pour se séparer de la masse, pour se protéger du monde, si différent qu'il en devient irréel le gothique, de par ses ambiances appartenant à un médiéval repensé par le Dix Neuvième siècle, fait de contrastes sociaux, de dangers, de cruauté, de terres désertées et sombres, le gothique baigne dans un système de castes sociales, nul n'échappe non pas à son destin, mais à la mort de masse et au Jugement dernier. Car la peste noire, c'est bien l'Apocalypse qui arrive sur terre. D'ailleurs, nous nous étonnons que l'on n'étudie pas davantage l'évolution de la religiosité en Occident suite à la peste noire. Le conte de Poe ne s'intéresse pas à la condition humaine sur le plan individuel, ce n'est pas l'inévitabilité du sort individuel qui fascine Poe. Poe est un être fondamentalement illuminé, mystique, presque messianique. C'est bien une réflexion sur l'humanité qui construit sa version de la condition humaine. Et pour comprendre Le masque de la mort rouge », il faut lire Euréka. © 2013- Les Editions de Londres Voir un extrait de Le masque de la mort rouge Acheter Le masque de la mort rouge 0,99 € Retour en haut de page Avis d'un lecteur Préface des Editions de Londres Le masque de la mort rouge » The Masque of the Red death » est un conte d’Edgar Allan Poe paru en 1842 dans le Graham’s Lady’s and Gentleman’s Magazine. C’est une nouvelle où Poe s’exerce magistralement au genre gothique. Résumé de l’histoire Une épidémie de mort rouge, une peste d’une violence effroyable, frappe la contrée. La mort rouge doit son nom aux douleurs aiguës et aux suintements de sang par les pores de la peau, qui colorent les vêtements et le visage, donnant à la victime un aspect repoussant. Une fois ses domaines à moitié dépeuplés, le prince Prospero s’enferme avec un millier de ses courtisans dans une de ses abbayes fortifiées. Là, isolés du reste du monde à l’agonie, ils vivent, s’amusent, en vase-clos. Une nuit, Prospero organise un bal masqué dans sept salles alignées dans une immense enfilade, et toutes de couleurs différentes bleue, pourpre, verte, orange, blanche, violette, noire. La dernière salle, celle à l’occident, la salle noire, donne une impression si effrayante que nul n’ose s’y aventurer. C’est alors que Prospero aperçoit un individu avec un masque de mort rouge, plaisanterie qu’il trouve de fort mauvais goût. Il poursuit l’inconvenant jusque dans la salle noire, et quand celui-ci se retourne, Prospero meurt. Les courtisans ôtent le masque et réalisent que la mort rouge est maintenant parmi eux. Ils meurent tous. La nouvelle gothique par excellence Comme pour Metzengerstein » que nous avons publié dans Les contes du bizarre, on a un chef d’œuvre du gothique, ciselé, tenu, contrôlé, gothique surtout par le cadre classique, la nuit, l’extérieur terrible et effrayant, le château ou l’abbaye dans lequel on croit trouver refuge mais qui s’avère pire que ce que l’on pensait fuir, la futilité des personnages face à l’inévitabilité du danger qui les menace, la folie androgyne, maladive, du personnage principal, la saturation des ambiances, des couleurs, des sons l’horloge d’ébène, des ombres, qui rappellent un film expressioniste, les allégories, notamment celles de la mort, la simplicité de l’intrigue, la structuration présentation de la situation, description graphique de l’environnement, avec exagération de la composante esthétique, une obsession comme fil conducteur, ambiance lourde donnant l’illusion d’une fausse protection, apparition du danger, fin tragique, absence totale d’espoir et cette langue de Poe, qui semblait faite pour écrire du gothique. La mort rouge, la condition humaine selon Poe ? Le récit est atemporel, et Poe aime à situer ses contes gothiques dans un monde très continental et Européen, mais la référence à la peste noire est évidente. En dépit des efforts vains des humains pour oublier, pour s’inventer des vies rêvées, pour se séparer de la masse, pour se protéger du monde, si différent qu’il en devient irréel le gothique, de par ses ambiances appartenant à un médiéval repensé par le Dix Neuvième siècle, fait de contrastes sociaux, de dangers, de cruauté, de terres désertées et sombres, le gothique baigne dans un système de castes sociales, nul n’échappe non pas à son destin, mais à la mort de masse et au Jugement dernier. Car la peste noire, c’est bien l’Apocalypse qui arrive sur terre. D’ailleurs, nous nous étonnons que l’on n’étudie pas davantage l’évolution de la religiosité en Occident suite à la peste noire. Le conte de Poe ne s’intéresse pas à la condition humaine sur le plan individuel, ce n’est pas l’inévitabilité du sort individuel qui fascine Poe. Poe est un être illuminé, mystique, presque messianique. C’est bien une réflexion sur l’humanité qui construit sa version de la condition humaine. Et pour comprendre Le masque de la mort rouge », il faut lire Euréka. © 2013- Les Editions de Londres